| Titre : |
La vénus d'Ille, l'objet magique |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Prosper Mérimée (1803-1870), Auteur |
| Editeur : |
Paris : Hatier |
| Collection : |
Classiques Hatier |
| Importance : |
127 p |
| Format : |
18cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
[Fonds "Adultes"] Littérature "Adultes"
|
| Mots-clés : |
Roman adulte |
| Index. décimale : |
848 |
| Résumé : |
La Vénus d'Ille est une nouvelle fantastique qui est originale par rapport au canon du fantastique du xixe siècle. Le fantastique est un genre littéraire dans lequel le rationnel et l’irrationnel se mêlent. Des événements étranges se produisent et provoquent le trouble chez le personnage victime de ces événements, ainsi que chez le lecteur. C’est pourquoi, tout au long du récit, le lecteur, ainsi que les personnages, recherchent une explication rationnelle aux éléments troublants qui surviennent. À la fin du récit, même si une explication rationnelle est envisagée, celle-ci peut être contredite par des hypothèses qui sortent du commun.
La Vénus d’Ille est effectivement un récit fantastique, même si quelques éléments ne concordent pas avec certaines règles du fantastique, ce qui fait d’ailleurs son originalité. D’abord, le récit dans cette nouvelle est fait non pas à travers le personnage qui est la victime des événements fantastiques, mais à travers un narrateur qui est en fait un spectateur, témoin des faits et qui les commente. C’est ici une première originalité par rapport au canon fantastique dans lequel souvent la narration se fait à travers le « je » du personnage qui subit les événements. De plus, dans le récit fantastique se retrouve souvent un motif fantastique, tels que le double, un objet qui s’anime, un fantôme ou un mort-vivant. Dans La Vénus d’Ille se devine la présence d'un objet qui s’anime (la statue de Vénus), mais le narrateur ne l'affirme pas de manière explicite puisque lui-même n’en est jamais le témoin. Sont présents également des phénomènes de doubles qui apparaissent en filigrane (Mlle de Puygarrig et Vénus, ainsi que M. de Peyrehorade et M. de P.), mais là encore sans que l'auteur ait voulu insister lourdement. Mais la grande originalité de l’œuvre réside sans doute dans le fait qu’elle ait une portée plus vaste que celle d’un simple récit fantastique. En effet, le message que nous transmet l’auteur est celui du respect de l’amour. Tous les personnages qui de près ou de loin ont nui à l’amour (Vénus) seront punis (Jean Coll, l’apprenti, M. Alphonse et M. de Peyrehorade). Certains même qui auront transgressé les interdits en ne considérant l’amour que comme une mascarade (M. Alphonse et son père) seront punis de mort.
Cette histoire est pleinement inspirée par l'une des Cantigas de Santa MarÃa, du XIIIe siècle, la n. 4217, où un jeune homme Allemand, presque marié, laisse la bague qui lui a offert sa fiancée au doigt d'une sculpture de Notre-Dame et lui fait une promesse de fidélité. La Vierge serre ses doigts et l'amoureux ne peut plus récupérer sa bague. Les gens lui conseillent de devenir moine. Mais lui se marie. Cette nuit là , la Vierge apparaît à côté de son lit et lui rappelle la promesse qui lui avait faite. Le jeune homme eut peur et finalement part vivre en solitude comme un ermite. |
La vénus d'Ille, l'objet magique [texte imprimé] / Prosper Mérimée (1803-1870), Auteur . - Paris : Hatier, [s.d.] . - 127 p ; 18cm. - ( Classiques Hatier) . Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
[Fonds "Adultes"] Littérature "Adultes"
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| Mots-clés : |
Roman adulte |
| Index. décimale : |
848 |
| Résumé : |
La Vénus d'Ille est une nouvelle fantastique qui est originale par rapport au canon du fantastique du xixe siècle. Le fantastique est un genre littéraire dans lequel le rationnel et l’irrationnel se mêlent. Des événements étranges se produisent et provoquent le trouble chez le personnage victime de ces événements, ainsi que chez le lecteur. C’est pourquoi, tout au long du récit, le lecteur, ainsi que les personnages, recherchent une explication rationnelle aux éléments troublants qui surviennent. À la fin du récit, même si une explication rationnelle est envisagée, celle-ci peut être contredite par des hypothèses qui sortent du commun.
La Vénus d’Ille est effectivement un récit fantastique, même si quelques éléments ne concordent pas avec certaines règles du fantastique, ce qui fait d’ailleurs son originalité. D’abord, le récit dans cette nouvelle est fait non pas à travers le personnage qui est la victime des événements fantastiques, mais à travers un narrateur qui est en fait un spectateur, témoin des faits et qui les commente. C’est ici une première originalité par rapport au canon fantastique dans lequel souvent la narration se fait à travers le « je » du personnage qui subit les événements. De plus, dans le récit fantastique se retrouve souvent un motif fantastique, tels que le double, un objet qui s’anime, un fantôme ou un mort-vivant. Dans La Vénus d’Ille se devine la présence d'un objet qui s’anime (la statue de Vénus), mais le narrateur ne l'affirme pas de manière explicite puisque lui-même n’en est jamais le témoin. Sont présents également des phénomènes de doubles qui apparaissent en filigrane (Mlle de Puygarrig et Vénus, ainsi que M. de Peyrehorade et M. de P.), mais là encore sans que l'auteur ait voulu insister lourdement. Mais la grande originalité de l’œuvre réside sans doute dans le fait qu’elle ait une portée plus vaste que celle d’un simple récit fantastique. En effet, le message que nous transmet l’auteur est celui du respect de l’amour. Tous les personnages qui de près ou de loin ont nui à l’amour (Vénus) seront punis (Jean Coll, l’apprenti, M. Alphonse et M. de Peyrehorade). Certains même qui auront transgressé les interdits en ne considérant l’amour que comme une mascarade (M. Alphonse et son père) seront punis de mort.
Cette histoire est pleinement inspirée par l'une des Cantigas de Santa MarÃa, du XIIIe siècle, la n. 4217, où un jeune homme Allemand, presque marié, laisse la bague qui lui a offert sa fiancée au doigt d'une sculpture de Notre-Dame et lui fait une promesse de fidélité. La Vierge serre ses doigts et l'amoureux ne peut plus récupérer sa bague. Les gens lui conseillent de devenir moine. Mais lui se marie. Cette nuit là , la Vierge apparaît à côté de son lit et lui rappelle la promesse qui lui avait faite. Le jeune homme eut peur et finalement part vivre en solitude comme un ermite. |
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